L’ART DU RETRAIT
- Carole KINKO

- 3 janv.
- 3 min de lecture

L’art du retrait : quand Dieu ferme les portes.
Avant de commencer, je vous souhaite une dernière fois, une année bénie. Que Dieu vous garde, vous éclaire et vous soutienne dans ce monde parfois dur, parfois déroutant. Je vous souhaite la paix, même si j’avoue que ces vœux sortent d’un cœur encore fatigué. Mais il y a une vérité qui ne vacille jamais : « Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées ». (Lamentations 3:22).
Et aujourd’hui, j'ai à cœur de vous parler de l’art du retrait.
Un art subtil, souvent mal compris. Un art que Dieu m’enseigne depuis longtemps, mais que 2025 m’a forcée à regarder en face.
Durant l'année écoulée, j’ai vu des portes se fermer sans prévenir. Certaines ont claqué si fort que j’en ai perdu l’équilibre. D’autres se sont simplement verrouillées, dans un silence presque sacré. Et il y a eu ces lieux, ces relations, ces habitudes qui, soudainement, ne m’ont plus reconnue… comme si la grâce qui m’y tenait avait été retirée. J’ai alors compris ce que Jésus dit en Apocalypse 3:7 : « C’est lui qui ouvre, et personne ne fermera ; c’est lui qui ferme, et personne n’ouvrira. ».
Je sentais au fond de moi : « Cette saison est terminée. » Et même si mon cœur résistait, même si mes mains s’accrochaient encore, une conviction est venue s’installer : il est temps de pratiquer l’art du retrait.
Et non, le retrait n’est pas une fuite. Ce n’est pas abandonner. Ce n’est pas renoncer. C’est reconnaître qu’il arrive un moment où rester devient une violence intérieure… et où partir devient un acte d'obéissance, un acte de foi.
Le retrait, c’est laisser Dieu guider même quand on voudrait courir dans la direction opposée. Alors oui, je retourne au pays, le temps d’une saison. Je pars non pas parce que j’en ai envie, mais parce que je suis appelée à partir. Je pars pour un temps. Un temps pour me reposer, guérir, écouter, me recentrer. Un temps où Dieu veut élargir ma zone de confort. Comme Il l’a dit à Abraham : « Va-t’en… vers le pays que je te montrerai » (Genèse 12:1). Il ne donne pas encore tous les détails. Il donne une direction, et c’est suffisant.
Et pourquoi ce choix? Et bien pour être honnête avec vous, 2025 m’a vraiment bousculée. J’ai affronté des tempêtes émotionnelles que je n’avais jamais connues (et c’est okay). J’ai découvert mes limites, mes fragilités, mes combats intérieurs. Mais j’ai aussi vu Dieu me porter dans les petites victoires quotidiennes, dans les moments où je n’avais plus de force. Et au milieu de cette lutte invisible pour certains, visible pour d’autres, c'est là que je me suis levée un matin avec cette décision de partir.
Et pourtant, ça me brise. Parce que j’ai construit ma vie ici. Mes projets. Mes habitudes. Mes rêves. C’est ici que j’ai grandi, ri, aimé, espéré. Ici que j’imaginais récolter le fruit de mes semences.
J’ai aussi appris, sur le chemin de la foi chrétienne, que si Dieu ferme une porte, ce n’est jamais pour nous punir. C’est pour nous protéger. C’est pour nous rediriger. C’est pour nous préparer. Alors j’ai lâché prise, me rappelant la vision de mon année, à savoir : ce n’est pas ce que je veux, mais ce que Dieu veut.
Et comme d’habitude, je ne sais pas où je vais.
Mais je sais avec Qui je marche.
Je marche avec Jésus, l’amoureux de mon âme. Jésus en qui je crois. Je choisis l’obéissance envers Dieu. Je choisis toujours la foi. Je choisis de suivre le Saint-Esprit, même dans l’inconnu. Parce que quand Il nous appelle à partir d’un endroit, ce n’est jamais pour nous laisser dans le vide : c’est pour nous inviter à faire un pas de plus vers notre destinée.
Je pars donc, pas pour fuir mais pour renaître. Pas pour abandonner mes rêves mais pour les redéfinir.
Et maintenant ? Eh bien maintenant que nous entamons l’année, mes valises sont prêtes. Prêtes à décollées dans quelques heures. Prêtes pour de nouvelles aventures toujours les yeux fixés sur Dieu. Lui, l’Auteur et le Consommateur de ma foi (Hébreux 12:2).
J’entre avec confiance. Non pas une confiance en mes plans, mais en Sa volonté. Je déclare que de nouvelles portes s’ouvriront. Que de nouvelles rencontres seront semées. Que de nouvelles forces me seront données. Je déclare mes pensées restent fixés sur Jésus et que ma vie reste accrochée au reflet de Sa personne.
L’art du retrait est exigeant. Il demande de l’humilité, du discernement, une vraie dépendance. Mais il conduit toujours à une renaissance. Je le répète, l’année 2026 est inconnue pour moi. Mais elle est déjà écrite pour Dieu, et ça me suffit.
Carole.



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